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Un festival d’émotions musicales

Le Cantal et ses pictogrammes vivants, Vent d’avril et sa fougue chantante… ont bien lancé les festivités. Mais cela n’était qu’une mise en bouche avant d’en prendre plein les oreilles et les yeux. L’après midi, place à la musique et aux spectacles vivants avec une programmation éclectique, réunissant sur scène artistes porteurs d’un handicap et artistes valides. Un seul critère de sélection : avoir du talent.

Anaïs et une des danseuses de la troupe Caravane K. ©Unapei 2010, Aurélien Langlais
Une onde de danse parcours les spectateurs. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Anaïs fait vibrer le public avec sa bonne humeur et son rock pétillant. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Teranga, des rythmiques métissées africaines mais aussi reggae ou latin jazz. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Des artistes de Teranga en compagnie de Christel Prado pour une fin de journée toujours rythmée. ©Unapei 2010, Aurélien Langlais
Anaïs, Sanseverino et Pascal Duquenne en plein échange.
Le spectacle est aussi sur la pelouse. ici avec la caravane K et son ode végétale. © Unapei 2010, Romain Beaumont.
Toujours au milieu du public, place aux clowns sportifs de La Compagnie des Toupies. © Unapei 2010, Romain Beaumont
Sans commentaire. Un sourire qui se verra sur tous les visages. © Unapei 2010, Romain Beaumont
Le batteur de Teranga concentré sur son instrument. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Vous avez dit Percujam ? Rythme, paroles, et musique endiablée : un cocktail qui ne peux pas vous laisser immobile et fera bouger tout le monde, quelle que soient les générations. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Percujam, quand le micro se partage entre musiciens, porteurs d’un handicap ou pas. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Percujam et ses choristes enflamment la pelouse ©Unapei 2010, Aurélien Langlais
Percujam, persiste et rapp. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Parcuam : une furieuse envie de danser dans le public et sur la scène. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
30 000 personnes auraient pu partager et arborer ce petit mot. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Entre deux groupes, Jean-Louis Fournier nous livre ses divagations écrites spécialement pour l’Unapei. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
une seul chiffre : 30 000. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Teranga, ou le rythme dans la peau. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Teranga. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Le Plaisir partagé de jouer ensemble. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Anaïs, visiblement heureuse de partager ce moment avec le public. © Unapei 2010, François Richir
Ancien et nouveau Président pour une passation de flambeau en musique et dans la bonne humeur. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Ce jour là, tout le monde disait "M". © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Dans les coulisses, des fans aux anges. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Sanseverino, parrain d’une belle journée. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Musique et fête pour tous.© Unapei 2010, Romain Beaumont.
Sanseverino et une fan. © Unapei 2010, Romain Beaumont.
Une carte postale à la hauteur de l’événement. © Unapei 2010, Romain Beaumont.
Sanseverino, test le vélo adapté de Rémy, une des Victoires nationales de l’accessibilité. © Unapei 2010, Romain Beaumont.
Seul sur scène M a enflammé la pelouse en reprenant ses plus beaux morceaux. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Un mot d’ordre, la participation du public. © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Visiblement heureux de l’accueil des 30 000 spectateurs. S © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Du swing, du son et de la bonne humeur © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Pour sanseverino aussi, la participation du public fur importante © Unapei 2010, Aurélien Langlais
"Allez, c’est à vous…." © Unapei 2010, Aurélien Langlais.
Sanseverino © Unapei 2010, Aurélien Langlais
Un pictogramme, vivant, symbole d’accessibilité. © Unapei 2010, Aurélien Langlais

Citons d’abord l’écoute quasi religieuse qui a entouré la prestation des Percussions de Treffort, qui, le matin, avaient dû réchauffer manu militari leurs instruments rendus ‘’irrésonnables’’ par la nuit pluvieuse. Puis, l’arrivée sur scène de l’impertinente Anaïs, pour le coup impressionnée au point de surfer un moment en aveugle sur la vague des paroles. « Une angine » passe, un « Mon cœur, mon amour » plus tard… et surgit Percujam. Diable que la rage entrainante de ces autistes-artistes s’est traduite par des remous sensibles dans le public, un flux de fantaisie qui laisse groggy comme un énorme fou rire. La foule, dense, était à point quand soudain… énième sursaut d’adrénaline : une vague montante comme le désir scandant l’hymne de Matthieu C. « je dis M ». Il est arrivé sans la crête à double pic, dans le plus simple appareil : panama et lunettes noires pour le look, guitare et grosse caisse avec lesquels il remplit l’espace sonore d’un groupe. Pas une âme aux alentours pour ne pas vibrer à ce concert « en tête à tête » livré comme dans l’intimité, devant pourtant un parterre de 30 000 personnes. Après cinq titres et des meilleurs, d’une « Belle étoile » en suspension à une « Âme c’est tout » africaine en passant par la chuintante question « Est-ce que c’est ça ». « Allez… tous ensemble ! », lança-t-il en s’excusant presque de ne pas pouvoir étirer à l’infini ses solos guitares, concert au Zénith le soir oblige. C’était aussi simple que ça, après tout, la communion par-delà les différences. Ce n’était pas tout pour autant, même si la pelouse soudain s’est désemplie comme une mer avant un raz-de-marée, les premiers autocars ayant sonné le tocsin du départ. Sanseverino était là depuis le matin, et il s’était fait remarquer pour son naturel, sa proximité avec les personnes handicapées, « une proximité que je ne m’explique pas », dit-il en aparté. Il investit la scène avec sa désinvolte touch un brin provoc’. Son swing a fait tanguer l’assemblée avant sa réplique finale, cinglante, laissant place nette pour les rythmes africains du final. Babacar Faye, le Sénégalais qui a mis en selle les percussionnistes porteurs de trisomie devenus les leaders de Teranga, nous le livre avant de monter sur scène : « En wolof, tous ensemble se dit Nio far ». C’est tout ce que l’on peut se souhaiter !

A découvrir en vidéo, le film souvenir du Festival

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